L'insurgé
La jeunesse est la flamme de la révolution (Karl Liebknecht)
Pour une organisation révolutionnaire
www.insurge.fr
mai 2017, Bulletin n°28
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Social

Édito : Pour un programe ouvrier indépendant des politiques bourgeoises


L'une des caractéristiques de la période, c'est que les bourgeoises, tout en menant une offensive générale contre les salariés et les droits démocratiques - ce qui n'est pas nouveau - mènent cette offensive en étant elles-mêmes fragilisées par de profondes divisions, de véritables fractures parfois. Au cœur de ces fractures, il y a la question du libre-échange, les contradictions générées par un marché mondial de plus en plus ouvert, et la volonté des différentes ailes de la bourgeoisie d'assujettir les salariés à l'une des deux positions qui partagent la bourgeoisie : défense et extension du libre-échange, ou promotion (toute verbale aujourd'hui) d'un néo-protectionnisme.


Une bourgeoisie anglaise en difficulté

L'exemple britannique en est une illustration. C'est pour tenter d'échapper aux contradictions provoquées par l'ouverture du marché et pour rester au pouvoir que Cameron, Premier ministre, avait promis un référendum concernant le maintien du pays au sein de l'Union européenne, ou sa sortie de l'U.E. (Brexit). Ce référendum fut fixé au 23 juin 2016. On connaît la suite.

Cameron mena campagne pour que le Royaume-Uni reste au sein de l'Union européenne, appuyé sur la majorité des grandes entreprises dont le marché est essentiellement l'Union européenne, et fort du soutien de la majorité des banques. Il avait en outre l'appui des chefs (et des élus) du Parti travailliste. Mais sa propre majorité parlementaire était divisée, reflet d'un rejet de l'Union européenne de la part de certains secteurs de la bourgeoisie : petites et moyennes entreprises dont la survie est menacée par la concurrence eu sein de l'Union européenne d'une part, et d'autre part une fraction du capital financer qui trouve l'Union européenne trop étriquée à son goût, conçoit son activité à l'échelle planétaire et n'accepte pas que son activité puisse être soumise à un quelconque contrôle de l'Union européenne. Un attelage parfaitement hétéroclite. Mais qui entraîna avec lui une majorité électorale, petite mais suffisante, dont une part significative des zones de vieille industrie touchées par la crise économique.

Depuis, c'est la consternation. Le gouvernement de Theresa May découvre semaine après semaine l'ampleur des problèmes à résoudre, au point que certains affirment désormais qu'il faudrait remettre en cause le résultat d'un référendum qui n'a, formellement, qu'une valeur consultative. De toute façon, la bourgeoise anglaise n'est pas près de trouver une « solution » car la logique du capitalisme a conduit à un niveau quasi- irréversible la « mondialisation », l'intégration à l'échelle mondiale des chaînes de production et en même temps, cette mondialisation conduit à la destruction de secteurs entiers - les plus arriérés - de cette bourgeoise. Et cela est vrai dans la plupart des pays.


Fractures au sein du salariat britannique

Mais ces fractures au sein de la bourgeoisie n'ont pas permis (à l'étape actuelle) à la classe ouvrière de reprendre l'initiative face aux attaques incessantes, attaques dont témoignent le développement des « contrats zéro heure » et les exigences quasi-punitives à l'égard des chômeurs qui prétendent à une indemnité chômage. Car la classe ouvrière est elle-même apparue fracturée dans cette affaire.

Une partie - minoritaire mais néanmoins importante - des salariés a voté pour le Brexit, espérant qu'un plus grand protectionnisme préserverait les emplois. Une majorité, à l'inverse, a suivi la consigne du Labour, et a voté pour rester au sein de l'U. E. Ce fut très nettement le cas dans la jeunesse et dans les couches du salariat les plus qualifiées. Enfin, une part des salariés n'a pas voté.

Cette fracture des salariés était d'abord la traduction du fait qu'avec une telle question référendaire, il n'y avait pas de réponse de « classe » possible. Il fallait « choisir » entre deux variantes pour le capitalisme britannique : rester au sein de l'Union européenne du capital, ou tenter de préserver l'autonomie du capitalisme britannique.

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Manifestation contre la loi El Khomri, Paris 14/06/2016

Cette fracture a elle-même été alimentée par la politique du Labour dont la grande majorité des dirigeants et des parlementaires était favorable, comme l'essentiel des Conservateurs, à l'Union européenne. Cette position « pro-Union Européenne » partagée par les diverses social démocraties européennes s'inscrivait en particulier dans la continuité de la politique de Tony Blair et des années du « New Labour ». Sur le plan social, le même blairisme poursuivit la politique anti-ouvrière de Margaret Thatcher. On comprend dès lors que, dans les régions de vieille industrie frappées par la paupérisation, le vote pour le Brexit ait pu avoir une certaine importance, et que la xénophobie développée massivement par les chantres de l'isolationnisme ait rencontré un écho certain.

Car c'est là une autre fracture dont on parle moins : au sein du prolétariat de Grande Bretagne, il y a plusieurs millions de travailleurs immigrés - souvent européens - victimes d'une xénophobie croissante.

Dans ces conditions, ce n'est pas une classe ouvrière « pour soi » qui s'est exprimée, avec une réponse cohérente l'unifiant face à la bourgeoisie, mais une classe « en soi » qui a prévalu, marquée par la disparité de situation entre les provinces souvent pro Brexit et Londres pro-européenne.

D'une certaine manière, les lignes de fracture divisant le prolétariat ont correspondu aux lignes fracturant la bourgeoisie britannique. Ce qui explique pourquoi, électoralement, les deux blocs furent en quasi équilibre jusqu'au dernier moment.


Émergence d'une future recomposition ?

Dans cette situation, le chef du Labour Party eut l'habileté de comprendre qu'il n'y avait rien à gagner dans cette bataille, et il promut la ligne officielle de son parti du bout des lèvres, préférant réaffirmer quelques revendications propres à la classe ouvrière.

Après la défaite imprévue des pro-européens, ces derniers ne manquèrent pas de lui en faire porter la responsabilité en n'ayant fait que le service minimum. Ils tentèrent de le chasser de la direction.

Après une sévère bataille interne, Jeremy Corbyn sortit victorieux face à l'aile blairiste et la majorité des parlementaires du Labour. Cela ne fait pas de Corbyn un révolutionnaire, mais il renoue avec la tradition d'un parti réformiste que la politique blairiste conduisait à la mort. Il y aura d'autres batailles. Mais en un an, les effectifs du parti se sont envolés, dépassant les 500 000, dont nombre de jeunes. Cela ne peut pas arranger les affaires de Theresa May, et cela seul est déjà positif.

Mais cela n'offre pas pour autant une réponse à la classe ouvrière face à la fausse alternative : ouverture du marché ou protectionnisme. Car l'alternative à l'Europe du Capital, ce n'est pas le Capitalisme anglais, c'est la rupture avec le Capital, tant au niveau national qu'européen, ce qui implique un parti dont l'axe programmatique soit ordonné en particulier sur la perspective de l'expropriation des banques et des groupes industriels, et sur les États-Unis socialistes d'Europe. Le programme du Labour en est très loin.


États-Unis : un discours néo-protectionniste

L'exemple américain, au moment où Donald Trump accède au pouvoir, est aussi illustratif.

Rappelons qu'aux États-Unis, où n'existe pas de parti « ouvrier » (du type du Labour Party britannique), le terrain politique et électoral est dominé par deux partis bourgeois, deux machines dont on dit que l'une (la machine démocrate) serait plus progressiste que l'autre.

Dans les faits, on peut simplement considérer que la machine démocrate est un peu moins réactionnaire, sur certaines questions, que la machine républicaine. Le Parti démocrate est souvent plus représentatif des couches urbaines cultivées, moins obtus sur des questions « sociétales », ou démocratiques comme le droit à l'avortement. Tandis que le Parti républicain est à l'écoute, croissante, de groupes de pression ultra-réactionnaires, de groupes religieux intégristes, etc.

Mais pour la masse des salariés, quelles vraies différences ? Les grands groupes financiers répartissent leurs soutiens entre ces deux partis, et le patronat industriel, celui du pétrole du charbon, etc. penche pour les Républicains. Et si l'appareil syndical de l'AFL-CIO a fait allégeance aux Démocrates, une grande masse de salariés ne vote pas. Quant à la politique de délocalisation et d'ouverture des marchés, elle fut longtemps promue par les deux formations.

L'élément nouveau, et imprévu, fut que lors de la primaire des Républicains, le candidat qui s'imposa n'avait pas le soutien de l'appareil et de la majorité des élus car il développa une politique ouvertement protectionniste tout en réaffirmant les fondamentaux des Républicains (hostilité à l'Obamacare, aux immigrés, à toute protection de l'environnement, etc.).

Le discours « protectionniste » et xénophobe trouva en particulier un écho dans les vieilles régions industrielles massacrées par la crise qui s'est développée en 2007-2008 et par les délocalisations. Trump arracha l'investiture républicaine sur cette orientation, et fut élu président pour la même raison. « America first » fut son slogan.

Depuis, les medias peuvent multiplier les exemples de déclarations de Donald Trump plus réactionnaires les unes que les autres, et s'indigner des ministres et conseillers dont s'entoure Trump, la plupart étant liés aux courants ultraréactionnaires, racistes, ultra religieux qui prolifèreront dans et autour du Parti républicain, sans parler de ceux issus directement des principales banques du pays.

Mais que proposait le Parti démocrate aux salariés ? Il a maintenu sa politique favorable au libre échange, alors que 95% des ménages américains n'ont pas retrouvé le niveau de vie d'avant la crise de 2007-2008. Il a prétendu défendre les immigrés alors qu'Obama a doublé le nombre d'expulsions de sans-papiers. Il a promu une protection sociale mais l'Obamacare, très coûteuse à financer, est en totalité livrée aux compagnies d'assurance privées. Il a prétendu lutter contre les violences racistes alors que les meurtres d'afro-américains par la police se sont multipliés.

Dans ces conditions, des couches importantes d'anciens électeurs démocrates se sont abstenues ou ont voté pour les Républicains.

Bien évidemment, le gouvernement Trump va mener une sévère offensive contre les salariés, contre les droits démocratiques, etc., et les affrontements sociaux et politiques vont sans doute s'amplifier aux États-Unis. Et Trump va se heurter aux contradictions de son propre parti alors qu'un président n'a pas, aux États-Unis, tous les pouvoirs. Ceux qui ont cru que les discours protectionnistes de Trump allaient modifier leur sort vont bien vite déchanter.

Mais il n'y aura aucune issue dans la lutte contre la politique de Trump si les mobilisations s'inféodent au Parti démocrate, lequel se prépare à mener une politique d'obstruction face à Trump. Car sur les questions clefs, le Parti démocrate n'est pas une alternative au Parti républicain. Ainsi, l'alternative n'est pas entre protectionnisme et libre échange, d'autant moins une alternative que le protectionnisme de Trump ne peut être que fort limité, sauf à conduire à la dislocation cataclysmique de l'économie mondiale. D'ailleurs la Chine, l'un des deux pays ciblés par Trump avec le Mexique, a déjà fait connaître sa position : « Nous n'allons pas fermer la porte au monde extérieur mais l'ouvrir encore plus largement » a répondu le président chinois Xi Jinping. Traduire : « l'ouvrir plus largement aux pays qui défendent le libre-échange et à eux seuls ».

Pour les salariés américains, les vraies questions sont : quels salaires ? Quels droits syndicaux dans l'ensemble des États-Unis ? Quelle protection sociale échappant aux griffes de l'assurance privée ?


Un courant social démocrate ?

Durant les deux années écoulées, un fait majeur a été l'émergence d'une aspiration progressiste autour de la figure de Bernie Sanders, se qualifiant lui-même de social démocrate sur le modèle scandinave, et intégrant le Parti démocrate pour y mener campagne.

Certes, Sanders est d'un réformisme très modéré, mais aux États-Unis, cela est d'une grande nouveauté, rencontrant un réel succès parmi les salariés et dans la jeunesse. D'autant que ses principales propositions (un salaire minimal de 15 dollars de l'heure, la gratuité des premières années d'études universitaires…) étaient justes et correspondaient à une réelle attente. Sanders proposait aussi de remplacer l'Obamacare contrôlé par les assurances privées par une assurance maladie nationale pour tous.

Finalement Sanders fut battu lors de la primaire démocrate par Hillary Clinton, et Sanders appela à la soutenir. Mais ce soutien fut refusé par une grande partie de ses troupes tant était grande l'hostilité à Hillary Clinton et à son affairisme. Et, en novembre, ce fut la défaite de Clinton au profit de Trump, ce dernier ralliant une majorité de Grands électeurs même s'il avait un peu moins de voix que sa rivale.

Mais la campagne autour de Bernie Sanders a laissé des traces. Des mobilisations ont eut lieu en décembre pour un salaire horaire de 15 dollars.

Et il est vraisemblable que dans les affrontements à venir, ces millions de partisans du social démocrate Sanders seront la fraction la plus combattive contre la politique de Trump.

Certes, il y aura encore loin à constituer un authentique parti ouvrier aux États-Unis, encore moins à construire un parti révolutionnaire. Et le chemin ne sera pas linéaire. Mais l'étape actuelle, nouvelle, sans précédent depuis 90 ans, n'en est pas moins porteuse d'avenir. À condition que ce courant ne reste pas enfermé au sein du Parti démocrate.

C'est l'expression, balbutiante et fragile, du fait que désormais aux États-Unis, il n'y a plus d'avenir pour le mythe de la middle class, qu'il n'y a aucune illusion à avoir vis-à-vis du Parti démocrate (pas plus que vis-à-vis du Parti républicain), et que la défense des revendications des salariés ne peut passer que par un combat classe contre classe.


En France : un protectionnisme en défense du capitalisme

En France comme ailleurs, le stade atteint par le capitalisme dans le développement d'un marché profondément ouvert (des capitaux et des marchandises) a fait des dégâts considérables pour la classe ouvrière : celle-ci se trouve confrontée à une concurrence sans limite au sein de l'Union européenne, et presque sans limite concernant les productions issues du reste de monde. Et les grandes entreprises « françaises » ont encouragé ce processus, investissant elles mêmes dans les pays où la valeur de la force de travail est dérisoire, délocalisant d'un bout à l'autre de l'Union européenne, multipliant les « plans sociaux » - c'est-à-dire les plans antisociaux de licenciements - en France pour préserver leurs profits.

Depuis des années, le Front national se nourrit de cette situation, développant un discours protectionniste et xénophobe visant à diviser les travailleurs pour mieux préserver le capitalisme. Il prône un protectionnisme « intelligent », c'est-à-dire ciblé. Il s'appuie en particulier sur les couches les plus en difficultés du capitalisme français : petites entreprises dont l'horizon d'activité est local, entreprises fracassées par la concurrence, notamment au sein de l'UE. Mais ce discours protectionniste est rejeté par les secteurs dominants du capitalisme français dont l'essentiel des profits se fait à l'échelle européenne ou mondiale. L'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, est sans doute celle qui a exprimé avec le plus de virulence cette hostilité.

Pour tenter d'être « accepté » par toutes les couches du capitalisme français, le Front national a donc « lissé » certaines positions. Il ne s'agit plus, par exemple, de sortir « brutalement » de l'euro, cette question faisant débat au sein du FN.

Mais si la politique du FN est utile à l'ensemble de la bourgeoisie, car elle divise les travailleurs entre eux, immigrés et « non immigrés », la politique du FN ne peut masquer les profondes divisions qui continuent de traverser la bourgeoisie française opposant, notamment, « pro-européens » (certains proposant même davantage d'intégration à l'U.E.) et partisans d'un protectionnisme plus ou moins limité, ciblé (comme si un gouvernement pouvait faire du protectionnisme à la carte, sans contre mesures des autres pays).

Que la bourgeoise se divise sur ces questions devraient, à priori, être vu plutôt avec intérêt par les organisations ouvrières : quand l'adversaire est divisé, cela devrait être plus facile pour combattre.

L'ennui, c'est que les organisations dites ouvrières « accompagnent » ces divisions et s'alignent plus ou moins sur telle ou telle fraction de la bourgeoisie.

C'est ainsi que, globalement, le Parti socialiste s'aligne sur les exigences du grand capital favorable à l'U.E. et au marché mondial. Avec des nuances en son sein : Vincent Peillon affirme avec force l'exigence d'une politique conduite main dans la main avec l'Allemagne (et sa politique favorable à une plus grande intégration européenne) tandis que Montebourg fait des phrases sur le volontarisme dont devrait faire preuve le gouvernement (français) pour défendre les intérêts (français) des entreprises (françaises). « Je crois que Donald Trump reprend mes thèmes » déclare Montebourg le 4 janvier.

En dehors du PS, on retrouve ce même débat. Jean-Luc Mélenchon a ainsi fait son fond de commerce du protectionnisme, qualifié de « solidaire ». Non sans débats dans ses rangs dès lors qu'il a renoncé à sortir de l'euro en préalable à une politique économique indépendante.

Ainsi, à propos des accords internationaux que Trump veut annuler ou renégocier, il déclare le 4 janvier que s'il était élu « je me réjouirais de traiter avec Trump. Il se place du côté des Américains, et moi je me placerais du côté des Français. En quelques jours nous règlerions les questions du Tafta et du Ceta ». On l'aura noté : pour Mélenchon, Trump ne se place pas du côté la bourgeoise américaine (ou d'une partie d'entre elle) mais « du côté des Américains ». Le prolétariat américain pourra savourer l'affirmation… Symétriquement, Mélenchon rejette le Tafta non parce que ce candidat à la présidentielle serait aux côtés des salariés (français et américains) mais parce qu'il entend défendre « les Français », toutes classes confondues.

Sur ce terrain social patriotique, Mélenchon peut aller aussi très loin dans un anti-germanisme primitif ou dans la défense de l'industrie d'armements : on se souvient que, lorsque Hollande dut renoncer à vendre à la Russie de Poutine le navire de guerre Mistral, Mélenchon s'indigna que la crédibilité des marchands d'armes français pût souffrir de l'annulation de cette commande.

Mais à quoi sert un tel discours économico-franchouillard ? À tenter de faire croire aux travailleurs que l'ennemi, ce n'est plus le patron (français ou non, peu importe) mais que l'ennemi, c'est l'Allemagne et, jusqu'à il y a peu encore, les États-Unis. Il n'y a dès lors plus de frontière de classes, il faudrait promouvoir l'alliance entre les travailleurs et le patronat français : la plus éculée politique d'union nationale que ne peuvent masquer les « envolées » oratoires à prétention sociale.

Contre ces politiques obscurantistes, il faut donc rappeler sans cesse que le retour au « national capitalisme » n'est pas une alternative à l'Union européenne du capitalisme, qu'il n'y a pas possibilité de protectionnisme préservant les intérêts locaux ou nationaux du capitalisme avec ceux des salariés, et que la seule alternative c'est de rompre avec le capitalisme.

Toute revendication immédiate, tout combat unifiant la classe ouvrière ne peut être fondé que sur cette perspective : en finir avec le capitalisme et un système fondé sur la propriété privée des moyens de production organisant l'exploitation de l'homme par l'homme.







Mis à jour le 02 mars 2018


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